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Marché Gouro d’Adjamé / L’énergie solaire « aveugle » les commerçants

marcheQu’est ce qui se passe du côté du marché Gouro d’Adjamé, site de feue I.L.M ? Derrière le tableau normal qu’offrent les commerçants de cet endroit, se trouvent les incompréhensions et des soucis. Les vendeurs sont confrontés à une situation que la plupart n’arrive pas à expliquer.

C’est que les gérants, les successeurs de la fondatrice du marché demandent aux commerçants de verser la somme de 50.000 francs CFA par table pour l’installation d’un panneau d’énergie solaire. Normal, qui va rester en marge de l’émergence qui s’annonce ?  L’un des lecteurs de l’infernal quadrupède, commerçant sur ce site, a crié au scandale lorsqu’il n’a été informé que le versement  est exigible au plus tard le 20/03 dernier. Vu la tristesse qui se lisait sur le visage des commerçants interrogés par « L’Eléphant » ce 25/03, on se demande bien ce qui ne tourne pas rond.
Une vendeuse derrière son étal nous propose de l’huile rouge. Nous profitons  de cette approche pour savoir si oui ou non elle a reçu l’information sur énergie solaire. Sa mine plutôt joyeuse s’est subitement assombrie comme si on venait de lui annoncer un malheur. Après un soupir et affichant un sourire qu’on pourrait qualifier de crispé, elle confie : « j’ai été informée mais qu’est-ce que je peux dire à part  chercher l’argent pour payer ? Même si je sais que cela ne sera pas facile. Ça ne m’arrange pas. De toute façon, je ne suis pas ici les nuits, donc à quoi me servirait l’électricité ? Si tu ne t’exécute pas et que demain tu as un souci, tu n’auras pas de voix pour te plaindre parce que tu n’auras pas payer ce qu’on te demande. Une obligation qui ne dit pas son nom alors.
Comme on peut s’y attendre, certains préfèrent ne pas parler de la situation tandis que d’autres, bien que contre, s’enferment dans le mutisme en attendant ce qui ça se passer. « Vraiment en ces moments qui courent, débourser 50.000 francs, nous sommes entrain de réfléchir. Le problème c’est qu’il y aura toujours des gens pour payer donc même si nous ne voulons ils pourraient nous mettre la pression ou même nous chasser d’ici qui sait ? Je ne suis pas pour. Qui vend ici la nuit ? Nous rentrons tous et je ne crois pas que la lumière  puisse faire fuir un quelconque voleur.

En tout cas moi , je réfléchis pour l’instant », lance B.D., vendeur d’oignons dans un français plutôt approximatif, soutenu par sa voisine, une vendeuse de médicaments traditionnels. Bonne reflex ion ! « nous n’utilisons d’électricité et d’ailleurs, nous payons déjà 400 francs par mois pour ça. Donc je ne comprends pas cette histoire d’énergie solaire », indique B.M. 

A propos Antoine ASSALE

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