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Côte d’Ivoire / A l’heure de la « cacophonie » socio-politique !

Le pot est sur le feu et la température à 100 degré. Les démons du désordre et de la confusion, tapis dans l’ombre, ont fait une nouvelle apparition dans le pays. Ils sont entrés en scène depuis quelques temps encore dans le paysage social et dans les milieux politiques.

Mieux, pendant que l’on parle de paix retrouvée et d’espoir redonné aux Ivoiriens, à tort ou à raison d’un côté, des détonations se font entendre de l’autre. (Fresco, école de police). «Week- end de feu à Abidjan et au Nord du pays ». « Attaque de commando invisible», «Affrontements entre militaires. Plusieurs morts et blessés graves. Commissariats et gendarmeries attaqués : des armes emportées. De nombreux soldats en fuite préviennent : ‘’ce n’est pas fini‘’», pouvait-on lire sur des journaux. Et la situation sécuritaire, en Côte d’Ivoire, d’aller en dent de scie, perturbant la précaire quiétude des populations ivoiriennes; elles, qui, sans nul doute se remémorent chaque jour, cette époque où la Côte d’Ivoire pouvait être considérée comme un havre de paix. Cela remonte à bien longtemps déjà et n’est plus que de l’ordre du souvenir.

Pendant ce temps, entre les politiciens les plus-en vue, la bataille prend une autre tournure. La guerre des mots fait rage. La confusion aussi ; déroutant ces militants désireux de comprendre ce qui se passe réellement au sein du RHDP. Au sein de ce Rassemblement des Houphouëtistes, on note bel et bien du remue- ménage même si ses leaders veulent faire croire le contraire ; même s’ils veulent faire croire que tout va bien. Le faire croire, c’est leurrer les militants de ces partis coalisés et même l’ensemble de tous les Ivoiriens, car beaucoup de choses ont été mises à nu. Et la « bataille » autour de Ouattara et Soro d’ajouter une gamme nouvelle dans ce concert politique dont la principale destination est le pouvoir d’Etat. Une «bataille» en première ligne de l’actualité, au point où, au cours des tournées de mobilisation organisée ces derniers temps, certains orateurs affichent ouvertement leur position. D’autres brandissent la menace, quand d’autres encore apportent la réplique. Personne n’est prêt à se laisser faire dans ce pays qui a tant besoin de retrouver sa quiétude d’antan. La réconciliation nationale n’est pas encore au faite de sa forme. Elle a besoin de vrais démocrates pour réaliser son éclosion et ensuite son épanouissement. Ces menaces et ces palabres de politiciens ne feront que retarder sa venue.

A Abobo, récemment, lors de sa tournée de mobilisation des militants du RDR, le ministre Hamed Bakayoko, a-t-il utilisé le bon ton ? : « Si tu n’es pas fidèle à ton père, il faut te taire », ensuite, « Quand le président Ouattara va dérouler le rouleau compresseur, ceux qui s’amusent s’auront … ».

Que voulait-t-il insinuer par-là ? Le président Ouattara est-il un despote au point de pouvoir dérouler un rouleau compresseur, à l’heure de la quête de la réconciliation, de la paix durable et de la cohésion sociale ? A Agboville, lors d’une autre des tournées de mobilisation du RDR, le ministre Koné Bruno, a quant à lui, magnifié son parti le RDR en ces termes : « Le RDR reste et demeure le 1er parti et le plus important en Côte d’Ivoire. Vous le démontrez par votre mobilisation exceptionnelle. Nous entendons beaucoup de choses, mais je vous invite à rester sereins et à l’écoute du parti. Contrairement à ce qui se dit, le RDR tient et reste solide ». Oui, mais, la grandeur d’un parti ne se mesure pas seulement à sa résistance. « Le RDR reste et demeure le 1er parti et le plus important en Côte d’Ivoire». Voici des propos qui ne vont pas du tout plaire aux frères du PDCI, qui eux également revendiquent la suprématie de leur parti et soutiennent que c’est le PDCI qui aurait construit presque toute la Côte d’Ivoire. On se lance des flèches et pourtant, on soutient que tout va bien dans la famille. Poursuivant, le ministre Koné Bruno a aussi soutenu que depuis 2011, notre pays a repris sa marche en avant, va bien, progresse et tous les indicateurs le montrent et tout le monde entier le dit. Les fonctionnaires ivoiriens se reconnaissent-ils dans cette « réalité ? »

FLORENCE APO

A propos Casimir KOUADIO

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